Le mois de l’économie sociale et solidaire

Le mois de novembre est celui de l’économie sociale et solidaire. C’est le mois des alternatives à l’économie spéculative qui a provoqué depuis un an bien des misères humaines. Une critique de cette économie est proposée par l’excellent film Let's Make Money de Erwin Wagenhoferde. Alors que les gouvernants se demandent sans cesse si la croissance a repris, si le PIB va reprendre du poil de la bête, d’autres proposent des solutions modestes mais solides.

A l’occasion d’un
salon organisé à Toulouse sur le thème de l’économie sociale et solidaire, Pierre Cohen, maire de cette ville en donne une belle définition «
L’économie sociale et solidaire c’est le rassemblement d’hommes et de femmes autour de projets collectifs, elle regroupe des initiatives fondées sur la personne humaine et ses besoins. Elle réunit les individus qui ont le sentiment d’appartenir à une collectivité par l’esprit de coopération, la responsabilité citoyenne ou encore l’initiative collective ».

Cette définition semble tellement idyllique ! Mais je pense justement que lorsqu’on conceptualise des systèmes sociétaires, il est important de présenter l’horizon de ceux-ci. Quel était
l’idéal du système capitaliste. Est-il rationnellement viable, est-il même souhaitable ? Donner de l’importance à l’humain, à la collectivité, c’est un projet qui a de la vertu et qui mérite d’être défendu !

Soyons attentifs aux initiatives liées à l’économie sociale et solidaire ce mois-ci !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne pense pas que l'avènement du capitalisme fut une bonne chose, notamment pour l'environnement, lorsqu'on sait les dégâts engendrés par la société de consommation .
Rousseau pensait à raison, qu'à partir du moment où la propriété privée est apparue, les Hommes n'ont plus cessé de s'éloigner de leur vraie nature (capitalisme -> propriété privée -> méfiance -> sécurité) . Ainsi, le capitalisme est source d'inégalités sociales, du LUXE : selon Rousseau, les Hommes ne sont, alors, plus bons par nature, ni égaux ; ils vont rompre avec leurs besoins naturels et nécessaires, et se vouer à des désirs bien trop superflus.

pierre

Samuel Descamps a dit…

le capitalisme est un bien grand mot derrière lequel on cache de nombreuses notions. Utiliser le capital comme outil d'échanges, de valorisation du travail, est difficilement reprochable.

La propriété privée n'attise pas que la méfiance, elle participe aussi à la reconnaissance personnelle, à l'émancipation de l'individu.

Je pense que c'est vraiment la mesure qui doit être la règle. J'ai l'impression que la France a connu après la seconde guerre mondiale, un capitalisme social assez sympathique, qu'en penses-tu?

Anonyme a dit…

Rousseau propose une théorie qui a au moins le mérite d'être intéressante. Maintenant, c'est vrai que le capitalisme recouvre beaucoup de choses:
- l’accumulation du capital en elle-même
- la propriété du capital
- le comportement des propriétaires du capital
- et aussi et surtout, les conséquences humaines, sociales, écologiques et économiques d'un système dont la logique de fonctionnement est la croissance du capital.

Sur la propriété privée, peut-être qu'elle peut participer à l'émancipation de l'individu, et encore je pense que c'est discutable. Mais elle est aussi trop souvent signe d'ostentation, d'inégalités. Je ne sais pas si tu connais cette citation de Gandhi « La planète compte suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. »
Le libéralisme est un système qui a posé comme principe qu’il n’y aurait aucune limite à la satisfaction des désirs de ceux qui sont solvables mais il se moque éperdument des besoins de des pauvres.

C'est quand même assez regrettable!


Par ailleurs, les 30 glorieuses, ont permit d'accroitre les niveaux de vie je te le concède, mais aussi, c'est ce que je crois, les inégalités par la même occasion.
De surcroit, je te passe les conséquences néfastes de l'américanisation de la culture, et de la société de consommation, que l'après-guerre a entraîné.

Même si bon c'est à relativiser, tout n'est pas à déplorer.
Mais enfin, trop subissent le système tel qui nous est imposé. Nous remettre en question, tenter d'avancer intelligement, ne pas nous contenter de la suffisance de notre réconfort, tout ça c'est que nous devrions tous faire. Réfléchir ensemble c'est déjà évoluer (intersubjectivité), refaire la société..

Au plaisir, pierre.

Anonyme a dit…

La théorie du Contrat Social est surement simpliste je te l'accorde, mais au moins elle est originale et a poussé, et pousse à reflexion.

Ciao !