Affichage des articles dont le libellé est Intelligence économique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Intelligence économique. Afficher tous les articles

La perception des concessions de services publics

Une incompréhension du modèle de la concession. Les multiples montages juridiques permettant de confier la gestion d’un service public à un opérateur économique privé rendent ce lien public-privé relativement incompréhensible pour le grand public. Entre délégation de service public, partenariat public-privé, simple occupation du domaine public ou marché public, les terminologies ne manquent pas ! Après les différentes affaires de privatisation de grands services publics (GDF, France Télécom, Air France…), l’impression de dé-tricotage de ces services publics dont nous sommes à la fois si fiers et si mécontents est réelle.

La spoliation d’un bien public. La sortie de fleurons de l’énergie, de l’eau, des transports est perçue comme la « vente des bijoux de famille ». Alors que les contribuables ont assuré de leurs deniers le développement de ces entreprises nationales, ces biens sont cédés alors qu’ils devraient faire partie intégrante de la propriété inaliénable de la nation. Les citoyens reprochent au personnel politique une mauvaise maîtrise de ces biens.

Un impact certain sur les finances publiques. Deux courants fortement marqués politiquement différencient les approches concernant cet impact sur les finances publiques. Les personnes engagées à droite ont tendance à considérer que l’Etat doit
se désengager des services publics, laisser la main à l’initiative privé afin de récupérer le capital investi. Au contraire, on pense à gauche que ces services publics peuvent constituent un vivier de revenus durables s’ils sont bien gérés et qu’ils constituent une valeur sûre dans le contexte de la crise économique.

Un enjeu dans le contexte de défiance financière des Etats.
A l’occasion des débats autour de la perte du triple AAA par la France, les premiers soutenaient une privatisation massive des services publics pour compenser la charge de la dette alors que les seconds considéraient que ces services publics étaient une caution importante de la signature française.

Intelligence économique, l'avenir de la Corse


C'est une stratégie de combat. Combat pour recoller les morceaux d'un tissu économique en lambeaux qui repose démesurément sur la dépense publique, fabrique un nombre croissant de chômeurs et de pauvres, place le PIB par habitant 20% en dessous de la moyenne nationale, crée une mauvaise dynamique spéculative. Le rouge habille tous les indicateurs ou presque. 

Le Cercle des Grandes Maisons Corses refuse de ployer l'échine sous la chape de la fatalité. Au contraire, dans un environnement économique mondial qui vacille sur ses bases, au cœur d'une Méditerranée secouée par des séismes révolutionnaires, la Corse a tout ce qu'il faut pour sortir son épingle du jeu et rebondir sur le chemin du renouveau. Ces professionnels du tourisme, reconnus pour leurs compétences et leur connaissance empirique du terrain, ont conçu une sorte de « plan Marshall » qui déborde largement leur domaine d'activités pour concerner l'ensemble de la société corse. L'attachement commun à leur terre, et plus encore à sa préservation, les coupe de toute velléité corporatiste. Le Cercle a une légitimité d'action en tant que premier employeur privé de l'île. Son projet global, dont on révèle à la fois l'esprit et la teneur, est en discussion avec le pouvoir territorial et le gouvernement, les deux interlocuteurs sur lesquels repose la décision de sa mise en œuvre.

« Le contexte politique, économique et social, ici et tout autour de nous, est tel que c'est le moment ou jamais d'agir » soutient Jean-Pierre Pinelli. « Chaque lit existant doit générer un maximum d'emplois et de retombées économiques durables », renchérit Jean-Baptiste Pieri. Pour César Filippi, l'expertise qui jette une lumière crue sur des constats parfois accablants fait au moins la démonstration d'une chose : « L'incapacité de notre société corse, politique, institutionnelle, associative et individuelle, de planifier un développement quel qu'il soit. Elle croit se protéger derrière cette absence de planification, mais c'est exactement l'inverse qui se produit, on le voit par exemple avec le Padduc et les PLU. L'élan dynamique est là, bien présent, mais ceux qui en tirent profit ne sont pas ceux qui travaillent mais ceux qui trichent. Lire aussi
Opération d'influence, défense des terroirs.

Source : Corse-Matin

Economie Territoriale : Transvidéo

Description : 32° séminaire de recherche à l'Ecole de Guerre Economique, dans le cadre du 3° cycle en "stratégie et intelligence économique" le 18 mai 2010.

Innovation en opération d’influence : la défense des terroirs

L'Ecole de Guerre Economique a l’honneur de vous inviter à la présentation d’une approche innovante sur les opérations d’influence, le 17 Juin 2010 prochain, de 19 à 20h15 au 171, rue de Grenelle, 75007, Paris.

Suite au discours introduction de monsieur le député marie du Tarn, Bernard Carayon, aura lieu la présentation d'un opération d'influence, moyen incontournable de la stragégie concurrentielle des acteurs économiques sur un thème ciblé : Les terroirs

A travers deux projets, sur le sel de Guérande et le foie gras, l’opération a répondu à la nécessité de protéger l’économie territoriale face au pillage dont elle fait objet de la part d’acteurs étrangers particulièrement prédateurs.

Le terroir fait partie du patrimoine français et européen. Il comprend les individus, leur identité, culture et savoir-faire. Il représente ainsi un enjeu de survie pour l’activité économique de milliers de petits producteurs, leurs racines et leur art de vivre. Incriptions

L’emploi des méthodes d’IE la CCI Maine et Loire

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Maine et Loire propose dans son fond documentaire des ressources concernant l’intelligence économique. Elle dispose également en son sein d’un service spécialisé, CCI Info éco. La CCI propose une veille collective pour les entreprises sur la concurrence et « des panoramas de presses » pour les entreprises. Une plateforme permet aux entreprises de présenter un profil dans une base de données qu’elles réactualisent, ces fiches peuvent ensuite être consultés par d’autres entreprises.

Si les approches de l’intelligence économique par cette CCI se contentent d’informations volontaires données par les entreprises du territoire et d’une veille sectorielle sur la concurrence locale, c’est qu’elle ne maîtrise pas complètement la notion. L’enjeu de l’intelligence économique au niveau d’un territoire, c’est aussi sensibiliser les acteurs de ce territoire aux risques concurrentiels qu’ils peuvent connaître, c’est consolider leur stratégie de réputation et garantir leurs investissements. Où parle-t-on des stratégies de positionnement ? Quelle formation aborde la gestion de crise et les mesures de protection contre le renseignement économique ? Quel est l’intérêt de cette base de données CCI Info éco qui réalise le même travail que Societe.com sur Internet mais sur une partie du territoire plus réduite ? Se revendiquer de l’intelligence économique et propose de si maigres solutions c’est bien malmener cette discipline ! Et pourtant les possibilités de l'intelligence territoriale sont grandes!

Storytelling - Quand la fiction supplante la réalité

Antonin Scalla, juge de la Cour suprême américaine, utilisa, sous l’administration Bush, la série télévisée 24 pour justifier l’usage de la torture. Dans cette série, le héros, soumis à un compte à rebours infernal doit impérativement soutirer des informations à des terroristes pour éviter une attaque nucléaire. C’est dans ses conditions qu’il a recours à des « interrogatoires musclés ». Jack Bauer a sauvé Los Angeles […] Allez vous condamner Jack Bauer ? Dire que le droit pénal est contre lui ? Est-ce qu’un jury va condamner Jack Bauer ? Je ne le penses pas*. On touche ici à la face sombre du storytelling. En focalisant son argumentation sur des actions réalisées dans un cadre et une situation précise, et qui plus est une situation fictive et scénarisée, le juge ouvre la porte à la justification de la torture et donc remet en cause le droit international.

Je terminerais en citant un article du New York Times dans lequel Ron Suskind retranscrit son échange avec un membre de l’administration Bush au cours de l’été 2002. Cette personne se plaint d’un article précédemment écrit par Suskind au sujet de Karen Hughes, qui était alors directrice de la communication de Georges Bush Jr :
« The aide said that guys like me were ''in what we call the reality-based community,'' which he defined as people who ''believe that solutions emerge from your judicious study of discernible reality.'' I nodded and murmured something about enlightenment principles and empiricism. He cut me off. ''That's not the way the world really works anymore,'' he continued. ''We're an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you're studying that reality -- judiciously, as you will -- we'll act again, creating other new realities, which you can study too, and that's how things will sort out. We're history's actors . . . and you, all of you, will be left to just study what we do.''

Si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez l’approfondir, je vous recommande le très bon livre de Christian Salmon : « Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits ».

Article de Cédric

-->
*Cité par Colin Freeze dans « What would Jack Bauer do ? Canadian jurist prompts international justice panel to debate TV drama 24’s use of torture ».

Storytelling - Transcender la réalité

Depuis le milieu des années 90 environ est née la mouvance du storytelling, on a parlé de tournant narratif en voyant s’installer cette forme de discours qui s’impose à tous les secteurs de la société et transcende les lignes politiques, culturelles ou professionnelles (Christian Salmon)* . L’idée est de se servir des histoires pour obtenir l’adhésion des masses. Pour cela, on utilise les outils du récit afin de focaliser l’attention sur une réalité alternative qui permet de justifier des décisions prises. Les managers l’utilisent pour améliorer la motivation de leurs équipes. Le storytelling est appliqué dans différents domaines : politique, management, communication marketing…

Parlons du monde de l’entreprise. Les sociétés commerciales se sont battues pour créer et développer des marques, vecteurs de valeurs, de styles de vie auxquels le consommateur peut s’identifier, devenant ainsi un ambassadeur du produit. On a ensuite créer des logos pour améliorer la lisibilité d’une marque. Le storytelling propose de raconter l’histoire ce logo. Les campagnes publicitaires sont remplacées par des séquences narratives. Prenons un exemple : à l’occasion de la prochaine coupe du monde de football en Afrique du Sud, Adidas, sponsor officiel de la Mannschaft lance
un jeu pour promouvoir le maillot de l’équipe allemande. L’équipementier associe son nom et son image aux performances romancées de l’une des équipes européennes au plus beau palmarès. On ne parle plus de produit mais de symbole.

Cette logique vaut aussi pour le management. Il est aujourd’hui important pour les dirigeants de favoriser l’apparition d’un esprit d’entreprise, corporate culture. Pour cela, il est utile d’unir les employés autour d’un imaginaire commun. Comme le fait Adidas, les principes du storytelling consisteront à personnifier l’entreprise qui sera le héros de l’histoire, l’équipe dont chaque employé porte le maillot. Le but de ces pratiques est notamment de lutter contre la résistance au changement des collaborateurs. Ces techniques permettent à des managers, à des politiques de faciliter la transmission de leur message. Le danger peut venir de l’utilisation systématique de stories, au point de se couper de la réalité factuelle.


Article de Cédric
*Dans "Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits"

Chine traditionnelle et mondialisation (AEGE)


tv.aege


DescriptionInterview de Laurent Delhalle suite à la conférence “Les relations économiques France-Chine : hier, aujourd’hui et demain…” organisée à l’Ecole de Guerre Economique, dans le cadre du 3ème cycle en “Stratégie et intelligence économique“, le 10 décembre 2009.
IntervenantsLaurent Delhalle, chargé de cours en contre intelligence économique en Master2 à la Faculté de droit de l’Université de Lyon III, intervenant à Sciences Po Lyon dans le Master ADMIRE (diffusion des connaissances) et en formations continues, et conférencier.

Une intelligence territoriale en évolution

Commençons en bon juriste par une petite définition, le site Intelligence-territorial nous propose celle-ci «L’intelligence territoriale est la science dont l’objet est le développement durable des territoires et dont le sujet est la communauté territoriale». C’est l’application au niveau locale et pour le secteur public des techniques de l’intelligence économique.

Des acteurs se sont saisis de cette discipline pour roder leurs méthodes de travail. Les Chambres du Commerce et de l’Industrie sont ainsi nombreuses à intégrer leurs démarches en faveur des entreprises et du tissu entreprenarial dans un schéma territorial. La Gendarmerie nationale applique aussi les techniques de l’intelligence économique dans un but préventif. Elle favorise les interactions entre les entreprises et la protection contre la contrefaçon, l’espionnage ou le vol de secrets. Des schémas territoriaux ont également été mis en place par les régions.

Ces initiatives mettent en valeur une pratique qui permet de concevoir les territoires comme des ensembles dont les interactions en font la richesse. C’est un enjeu dont les collectivités territoriales doivent également se saisir. L’intercommunalité est une étape dans l’élaboration de réflexions globales au niveau locale. Mais cette intercommunalité se limite souvent à des compétences très strictes (ramassage des déchets, Plan local d’urbanisme…). Il faut dépasser ce cap et entamer la construction de réseaux, d’interconnexions, de liens qui associent les acteurs d’un territoire pour rentre ce territoire intelligent !

Le marché de l’emploi de l’IE, un équilibre à trouver

Lors de l’Université d’été de l’Intelligence économique des 2 et 3 octobre 2008, Alain Juillet, le Haut Responsable chargé de l’intelligence économique affirmait que le marché de l’emploi dans l’intelligence économique ne disposait pas d’assez de perspectives pour absorber l’ensemble des étudiants formés dans cette discipline. En effet, la concurrence entre les candidats est parfois importante et donne lieu à des manifestations excessives (Jeune chômeur en solde sur Ebay).

Néanmoins les formations supérieures en intelligence économique sont nombreuses et continuent de se développer (Le Temps). La première conséquence de cette évolution est la professionnalisation du secteur. Une étude de Troover publiée en février 2008 affirme : « 86 % des personnes interrogées sont diplômées d’une formation en IE (contre seulement 75 % en 2006) ».

IElovePME considère l’intelligence économique permet aux entreprises de faire des gains de productivité de l’ordre de 400% (voir l’article). Espérons que les entrepreneurs sauront prendre la mesure de leur intérêt et assurer les débouchés aux jeunes étudiants et à leurs CV tout frais !

La révolution verte des collectivités territoriales

Le label Grenelle n’a pas une influence immense dans le domaine normatif national. Par contre au niveau local, les initiatives et les projets se multiplient. Les communes et les conseils régionaux se sont saisis de ce creuset expérimental. La politique environnementale se vit autant sinon plus dans les instances décentralisées qu’au niveau jacobin. Les thèmes du Grenelle ont été déclinés dans les programmes municipaux, notamment depuis les élections de cette année.

La région Languedoc-Roussillon a par exemple choisi comme priorité de communication de devenir la région leader en matière d’énergies renouvelables et tout particulièrement concernant le solaire. L’Alsace a aussi acquis ses lettres de noblesse concernant le bois-énergie. De nombreuses collectivités expérimentent à nouveau le Tramway qui était passé de mode dans les années 80. Les questions environnementales sont en lien direct avec la qualité de vie des citoyens et participent à des projets individuels. Des incitations financières sont proposées par de nombreuses régions pour installer sur les toitures des panneaux photovoltaïques.

On critique le Grenelle de l’environnement sur la surenchère qu’il provoque au niveau de la communication et sur le faible nombre de mesures effectives. Mais ce vent d’écologie a été reçu de plein fouet par des collectivités territoriales volontaires. L’Etat n’a pas fait le choix d’une intervention hiérarchique, normative mais d’un jeu d’influence sur les acteurs privés et sur les acteurs de la décentralisation. Les responsables d’intercommunalités affirment souvent que le Grenelle de l’environnement n’a rien changé pour eux mais leur a donné une légitimité, une force d’intervention qui les aide tous les jours dans leurs actions. Lire aussi : Rapport d'évaluation du Grenelle de l'environnement

R2IE : Revue Internationale d'Intelligence Economique

Naissance de la Revue Internationale d'Intelligence Economique, dont le premier numéro paraîtra à la fin février aux éditions Lavoisier.

La R2IE est une publication académique ayant vocation à étudier les différents aspects de l'intelligence économique, tels que la veille stratégique, la communication d'influence, la gestion du risque ou encore la sécurité économique des entreprises et des états. A ce titre, elle accueille des contributions issues d'un champ pluridisciplinaire exhaustif: économie et gestion, droit, sciences politiques et sciences de l'information et de la communication.

La Revue Internationale d’Intelligence Economique s’intéresse aux différents volets du concept de l’IE :
- environnement international et compétitivité ;
- protection du patrimoine informationnel ;
- management de l’information et gestion de la connaissance (veille, investigation et Knowledge management) ;
- influence et contre-influence.

www.r2ie.fr.nf
Article de CFO-News.