4 févr. 2010

Storytelling - Transcender la réalité

Depuis le milieu des années 90 environ est née la mouvance du storytelling, on a parlé de tournant narratif en voyant s’installer cette forme de discours qui s’impose à tous les secteurs de la société et transcende les lignes politiques, culturelles ou professionnelles (Christian Salmon)* . L’idée est de se servir des histoires pour obtenir l’adhésion des masses. Pour cela, on utilise les outils du récit afin de focaliser l’attention sur une réalité alternative qui permet de justifier des décisions prises. Les managers l’utilisent pour améliorer la motivation de leurs équipes. Le storytelling est appliqué dans différents domaines : politique, management, communication marketing…

Parlons du monde de l’entreprise. Les sociétés commerciales se sont battues pour créer et développer des marques, vecteurs de valeurs, de styles de vie auxquels le consommateur peut s’identifier, devenant ainsi un ambassadeur du produit. On a ensuite créer des logos pour améliorer la lisibilité d’une marque. Le storytelling propose de raconter l’histoire ce logo. Les campagnes publicitaires sont remplacées par des séquences narratives. Prenons un exemple : à l’occasion de la prochaine coupe du monde de football en Afrique du Sud, Adidas, sponsor officiel de la Mannschaft lance un jeu pour promouvoir le maillot de l’équipe allemande. L’équipementier associe son nom et son image aux performances romancées de l’une des équipes européennes au plus beau palmarès. On ne parle plus de produit mais de symbole.

Cette logique vaut aussi pour le management. Il est aujourd’hui important pour les dirigeants de favoriser l’apparition d’un esprit d’entreprise, corporate culture. Pour cela, il est utile d’unir les employés autour d’un imaginaire commun. Comme le fait Adidas, les principes du storytelling consisteront à personnifier l’entreprise qui sera le héros de l’histoire, l’équipe dont chaque employé porte le maillot. Le but de ces pratiques est notamment de lutter contre la résistance au changement des collaborateurs. Ces techniques permettent à des managers, à des politiques de faciliter la transmission de leur message. Le danger peut venir de l’utilisation systématique de stories, au point de se couper de la réalité factuelle.


Article de Cédric
*Dans "Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits"

1 févr. 2010

Chine traditionnelle et mondialisation (AEGE)


tv.aege

Description
Interview de Laurent Delhalle suite à la conférence “Les relations économiques France-Chine : hier, aujourd’hui et demain…” organisée à l’Ecole de Guerre Economique, dans le cadre du 3ème cycle en “Stratégie et intelligence économique“, le 10 décembre 2009.

Intervenants
Laurent Delhalle, chargé de cours en contre intelligence économique en Master2 à la Faculté de droit de l’Université de Lyon III, intervenant à Sciences Po Lyon dans le Master ADMIRE (diffusion des connaissances) et en formations continues, et conférencier.

29 janv. 2010

Une intelligence territoriale en évolution

Commençons en bon juriste par une petite définition, le site Intelligence-territorial nous propose celle-ci «L’intelligence territoriale est la science dont l’objet est le développement durable des territoires et dont le sujet est la communauté territoriale». C’est l’application au niveau locale et pour le secteur public des techniques de l’intelligence économique.

Des acteurs se sont saisis de cette discipline pour roder leurs méthodes de travail. Les Chambres du Commerce et de l’Industrie sont ainsi nombreuses à intégrer leurs démarches en faveur des entreprises et du tissu entreprenarial dans un schéma territorial. La Gendarmerie nationale applique aussi les techniques de l’intelligence économique dans un but préventif. Elle favorise les interactions entre les entreprises et la protection contre la contrefaçon, l’espionnage ou le vol de secrets. Des schémas territoriaux ont également été mis en place par les régions.

Ces initiatives mettent en valeur une pratique qui permet de concevoir les territoires comme des ensembles dont les interactions en font la richesse. C’est un enjeu dont les collectivités territoriales doivent également se saisir. L’intercommunalité est une étape dans l’élaboration de réflexions globales au niveau locale. Mais cette intercommunalité se limite souvent à des compétences très strictes (ramassage des déchets, Plan local d’urbanisme…). Il faut dépasser ce cap et entamer la construction de réseaux, d’interconnexions, de liens qui associent les acteurs d’un territoire pour rentre ce territoire intelligent !

22 janv. 2010

Himalaya: le Giec admet une erreur

Le rapport de 900 pages délivré durant l’année 2007 du Giec contient une coquille. Les experts se sont trompés concernant le comportement des glaciers de l’Himalaya face au réchauffement global de la planète. Ce rapport précise qu’ils reculent plus vite que partout ailleurs dans le monde et que, si ce rythme se maintient, la probabilité est forte qu’ils disparaissent dès 2035.

Des chercheurs expliquent dans Science que ce passage s’appuie sur un rapport du Fond mondial pour la nature (WWF), reprenant lui-même des données non publiées d’un glaciologue indien, Syed Iqbal Hasnain. Quant à la date de 2035, elle est un mauvais copier-coller d’un document évoquant le recul de l’ensemble des glaciers du globe d’ici 2350, et non 2035.

Cette affaire ne remet cependant pas en cause la conclusion majeure du rapport du Giec de 2007, depuis la révolution industrielle les activités humaines ont entrainé une augmentation rapide des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ce qui est la cause du réchauffement global de la planète.

Source Sciences et Avenir

15 janv. 2010

Le marché de l’emploi de l’IE, un équilibre à trouver

Lors de l’Université d’été de l’Intelligence économique des 2 et 3 octobre 2008, Alain Juillet, le Haut Responsable chargé de l’intelligence économique affirmait que le marché de l’emploi dans l’intelligence économique ne disposait pas d’assez de perspectives pour absorber l’ensemble des étudiants formés dans cette discipline. En effet, la concurrence entre les candidats est parfois importante et donne lieu à des manifestations excessives (Jeune chômeur en solde sur Ebay).

Néanmoins les formations supérieures en intelligence économique sont nombreuses et continuent de se développer (Le Temps). La première conséquence de cette évolution est la professionnalisation du secteur. Une étude de Troover publiée en février 2008 affirme : « 86 % des personnes interrogées sont diplômées d’une formation en IE (contre seulement 75 % en 2006) ».

IElovePME considère l’intelligence économique permet aux entreprises de faire des gains de productivité de l’ordre de 400% (voir l’article). Espérons que les entrepreneurs sauront prendre la mesure de leur intérêt et assurer les débouchés aux jeunes étudiants et à leurs CV tout frais !

23 nov. 2009

8 nov. 2009

Le mois de l’économie sociale et solidaire

Le mois de novembre est celui de l’économie sociale et solidaire. C’est le mois des alternatives à l’économie spéculative qui a provoqué depuis un an bien des misères humaines. Une critique de cette économie est proposée par l’excellent film Let's Make Money de Erwin Wagenhoferde. Alors que les gouvernants se demandent sans cesse si la croissance a repris, si le PIB va reprendre du poil de la bête, d’autres proposent des solutions modestes mais solides.

A l’occasion d’un salon organisé à Toulouse sur le thème de l’économie sociale et solidaire, Pierre Cohen, maire de cette ville en donne une belle définition «
L’économie sociale et solidaire c’est le rassemblement d’hommes et de femmes autour de projets collectifs, elle regroupe des initiatives fondées sur la personne humaine et ses besoins. Elle réunit les individus qui ont le sentiment d’appartenir à une collectivité par l’esprit de coopération, la responsabilité citoyenne ou encore l’initiative collective ».

Cette définition semble tellement idyllique ! Mais je pense justement que lorsqu’on conceptualise des systèmes sociétaires, il est important de présenter l’horizon de ceux-ci. Quel était l’idéal du système capitaliste. Est-il rationnellement viable, est-il même souhaitable ? Donner de l’importance à l’humain, à la collectivité, c’est un projet qui a de la vertu et qui mérite d’être défendu !

Soyons attentifs aux initiatives liées à l’économie sociale et solidaire ce mois-ci !

Je ne suis pas écologiste, je le suis devenu

J’ai été voir le film Le Syndrome du Titanic réalisé par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre. De belles images, des images riches en symboles et en perspectives. Je retiendrai les hommes-cage et les bouchons de bus jaunes sur des autoroutes en terre battue.

Le message est clair, nous vivons dans un village pla
nétaire, nous sommes proches, nous sommes intelligents, nous avons la possibilité de devenir une communauté humaine sereine et épanouissante. Le second message est que nous ne relevons pas ce défi, que la misère, la pollution et l’indifférence sont les maux qui détruisent notre société.

On peut trouver que ce film reprend des choses déjà vues ou qu’il se nourrit à la corne d’abondance de la morale écologiste. Je trouve qu’il énonce des choses simples qui ont du sens. Outre la mobilisation qu’il vise, il pose aussi la question de l’engagement de l’artiste. En sortant de la salle de cinéma, je me rends compte que les projections à gros budget qui veulent ouvrir un débat de société ne sont pas nombreuses…

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