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Acahts responsables - La carte de l'exemplarité

La gazette des communes (27 août 2015) Le conseil général du Puy- de-Dôme a lancé en 2011 une plate- forme de mise en relation directe de structures de restauration collective et de producteurs locaux, rassemblant pour l’heure une centaine d’acheteurs et quelque 160 fournisseurs locaux. Une façon de promouvoir les circuits courts d’approvisionnement, moins gourmands en CO et favorables au tissu local.

«Nous sommes aussi attentifs aux conditions de fabrication des produits, en exigeant une référence à des écolabels, par exemple pour les objets promotionnels du conseil général, ou en étant attentifs aux composants : nous veillons notamment à ce que les enrobés utilisés sur les routes comportent 30 % d’agrégats. Nous avons par ailleurs introduit des clauses d’insertion sociale, avec l’objectif d’une systématisation à partir du 1er janvier 2015 pour tous les marchés supérieurs à plus de 90 000 euros », explique Sandrine Jaffeux, responsable du service des marchés au Conseil général du Puy-de-Dôme.

Dans cette perspective, la sensibilisation des acheteurs à ces nouveaux critères est essentielle, mais ils ne sont pas les seuls concernés. « Les agents qui utilisent les produits sont aussi formés, comme les cuisiniers qui apprennent comment préparer des plats à base de quinoa ou de boulgour, des aliments que nous commandons pour notre restauration collective dans le cadre de nos achats éthiques et équitables », indique Isabelle Maistre, adjointe au maire de Bourg-en-Bresse (39900 hab., Ain), déléguée à la proximité, aux travaux et à l’environnement.

En privilégiant les achats responsables, les collectivités entendent d’abord jouer la carte de l’exemplarité. « En 2013, 41 % de nos marchés étaient passés avec des critères environnementaux. La démarche est politique avant d’être économique. Peut-être engendre-t-elle un surcoût, mais qui doit être léger», note Emmanuelle Folcher, chargée du développement durable à Crest (8000 hab., Drôme).

Toutefois, si les contraintes budgétaires ne pèsent pas encore sur le déploiement des achats durables, les collectivités cherchent de plus en plus à en mesurer les coûts. Voire les économies qu’ils permettent de dégager. A Annecy (53 000 hab., Haute-Savoie), la facture de fournitures administratives – dont 60% des marchés intègrent des objectifs de développement durable – a baissé de 28% entre 2010 et 2013.

Circuits courts
« Les produits rechargeables – colle, blanc effaceur… – sont privilégiés et une liste de produits a été ciblée. Les économies sont générées par le choix de produits réellement adaptés aux besoins des services. Et si les produits rechargeables coûtent plus cher à l’achat, ils peuvent finalement se révéler plus économiques avec une durée de vie plus longue », rapporte Sébastien Brun, directeur des marchés publics d’Annecy.
Chef du service «agriculture et forêts» à la direction du développement local durable du conseil général du Puy-de-Dôme, Nicolas Portas voit, de son côté, dans l’approvisionnement des structures de restauration collective en circuits courts une source inattendue d’économie. «Alors que, souvent, jusqu’à la moitié des salades peuvent être jetées pour être présentables, ce gaspillage n’existe pas avec les produits frais.» Reste que les économies ou les surcoûts engendrés sont difficilement quantifiables. «Je m’étais penché sur l’évaluation de l’ensemble des coûts des achats durables, en prenant en compte les externalités positives et négatives. Mais je n’ai pas trouvé d’outils de calcul satisfaisants», reconnaît Gilles Debergue, sous-directeur chargé de la logistique au Conseil général des Alpes-Maritimes.

Certains indicateurs sont plus facilement mesurables, comme la durée de vie des produits. D’autres le sont moins, comme les répercussions sur la santé des agents de l’usage d’un mobilier sans colle. Malgré cela, la démarche se développe. «Nous introduisons de plus en plus les notions d’usage et de fonctionnement dans les marchés de travaux. Pour des constructions nouvelles ou des rénovations lourdes à la labellisation “Haute Qualité environnementale”, l’approche globale s’impose. Elle n’est malheureusement pas encore systématique, nous allons désormais travailler à mettre en place des procédures», explique Isabelle Maistre.

Voir aussi : 

Tous ensemble pour la planète !

Le 22 septembre, la France est appelée à se mobiliser pour la toute première édition du World Clean up, organisée par l’association Let’s do it France. Le principe : nettoyer en une journée les décharges sauvages pour se débarrasser définitivement des déchets qui polluent et défigurent nos rivières, nos montagnes, nos campagnes, nos rivages… La planète a besoin de vous !

Plus de 94 pays participent à cette forte initiative. En Slovénie, par exemple, 270 000 personnes ont participé à l’évènement, soit près de 14 % de la population…. Il faut savoir que chaque année, 65 tonnes de déchets sont ramassées grâce aux bénévoles. Pour atteindre son objectif de 100 000 volontaires, l’association Let’s do it  France a besoin de bras pour que cette opération se transforme en un véritable éco-événement.
Un programme unique et judicieux a été développé pour mieux géolocaliser les décharges sauvages partout dans le monde et pour estimer le type et les quantités de déchets repérés.
Associations, professionnels, citoyens, collectivités, entreprises, écoles…votre aide est précieuse ! Réalisez une carte précise et efficace qui permettra de cibler les lieux à nettoyer. Objectif ? Lutter de manière forte contre les déchets sauvages et sensibiliser le monde, l’opinion publique, les élus et les industriels à la nécessité de modifier les comportements face aux déchets.

Plus d’informations sur www.letsdoitfrance.org
Article de Neo-planete.com

Appel à projet : Semaine de la mobilité 2012

Une semaine pas comme les autres se déroulera du 16 au 22 septembre 2012 :  la semaine européenne de la mobilité organisée pour  inciter le grand public à trouver des alternatives à la voiture individuelle.

La pollution a atteint un point critique. Nos déplacements ne font aucun bien à la planète. Pourtant d’autres systèmes de transports, plus doux, existent. Vélo, marche-à-pied, bus, train, roller… tous les moyens sont bons !
 
A l’occasion de la semaine européenne de la mobilité, le ministère de l’Ecologie lance un appel à projets pour inciter toutes les collectivités, les services publics, les établissements scolaires, les entreprises et les associations à organiser des manifestations de sensibilisation du grand public aux différentes formes de transport. Objectif ? Résoudre de manière durable les problèmes de mobilité et de transports urbains, tout en améliorant la santé et la qualité de vie des Européens.

 Les temps forts
· Mardi 18 septembre : 2e Journée des vélo-écoles organisée par la Fédération française des usagers de la bicyclette et le Club des villes et territoires cyclables.
· Mercredi 19 septembre : 6e Journée du transport public organisée par le GIE Objectif transport public.
· Jeudi 20 septembre : 3e journée du covoiturage organisée par le ministère avec le soutien des structures de covoiturage.
· Les 15-16 et 22-23 septembre : 9e édition des Journées nationales des voies vertes, organisées par l’association française de développement des véloroutes et voies vertes, AF3V.

Article de Neo-planete.com

Rio+20 : la théorie des petits pas


Retour sur le Sommet Rio+20 avec le recul de deux semaines. Je n'ai pas pu suivre en live les négociations. Je peux néanmoins esquisser les différents retours de ce grand moment du développement durable.

Lors du Sommet de Copenhague en 2009, la presse témoignait  du décalage entre les attentes importantes de la société civile et de l'opinion publique et de la profonde déception à l'issue de cette grande messe. Ainsi Les Echos l'avait baptisé Sommet des attentes déçues, et Le Monde en dressait son Bilan décevant. De la même manière, le Sommet Rio+20 a accueilli des avis très critiques quant à son efficacité : Un sommet pour rien (20 Minutes), Rio+20, le Brésil gagnant, la planète perdante (Le Monde).

Pourquoi tant de déception? Pourquoi alors tant d'espoir? Considérer ces sommets internationaux comme les solutions aux problèmes environnementaux n'est-il pas un peu réducteur des moyens considérables à mobiliser pour répondre aux enjeux du développement durable? Les hommes politiques présents sont les représentants de populations dont la priorité actuelle n'est pas l'écologie. A tort ou à raison d'ailleurs, l'écologie pouvant être considérée comme une solution à la crise économique.

Ces sommets ne sont pas la solution unique à la transition écologique. Ils en ont peut-être la prétention mais pas les moyens. Ils sont un élément d'un ensemble plus large mais ils ont également leur utilité. Jean-marc Jancovici expliquait sur son site que le Sommet de Copenhague avait permis des avancées. Dans Le Monde, Antonio Patriota, Ministère des relations extérieures du Brésil explique que le Sommet Rio+20 a permis de clarifier et de partager la définition du développement durable dans son approche tridimensionnelle (sociale, économique et écologique). C'est un petit pas mais c'est un pas!

L'abeille, sentinelle de l'environnement


L'Union nationale de l'apiculture française propose l'opération L'abeille, sentinelle de l'environnement. Depuis quelques années, de nombreux scientifiques ont tiré la sonnette d'alarme concernant les dangers que rencontre l'abeille : insecticides, engrais mettent à mal la survie de la travailleuse. On sait également que l’action des abeilles est essentielle pour l'homme. On prête à Albert Einstein cette citation "Si l'abeille disparaît, l'humanité en a pour quatre ans".

La réaction de l'Union nationale de l'apiculture française est de solliciter des partenaires pour installer des ruches. Récemment, un partenariat avec une société d'autoroute a été mis en place pour héberger des ruches sur une aire d'autoroute. La ville de Vincennes a également installé six ruches sur une des toitures terrasses végétalisées de l’espace Daniel Sorano.

C'est une initiative que je trouve vraiment intéressante, elle intègre l'intérêt réel des apiculteurs à une cause écologique importante et utilise a communication développement durable d'entreprises ou de collectivités territoriales, une alchimie efficace! 



Remise des prix : Et si on changeait le monde


J'assistais hier au Challenge Et si on changeait le monde au siège d'Allianz à Paris. Ce projet mené en partenariat avec la société de capital-risque Idinvest Partners a permis de récompenser deux projets innovants dans les domaines des énergies renouvelables, du recyclage et de la réduction de CO2. Après la présentation des 5 projets retenus pour ce jury final et la projection de leur mini-film diffusé sur France3, les lauréats ont été annoncés : Les start-up Solaire 2G et Advansolar qui remportent respectivement le prix du jury de 100 000 euros et le prix des internautes de 30 000 euros.

Grâce à ce challenge, Allianz et son partenaire ont réussi à mettre en avant à une heure de grande écoute télévisuelle, des projets créatifs et innovants en matière de développement durable. Yolaine de la Bigne, du magazine Néoplanète, qui présidant la cérémonie faisait remarquer à juste titre que la valorisation d’initiatives était bien plus intéressante qu'un discours moralisateur. C'est chose faite avec ce challenge qui, on l'espère, sera reconduit l'année prochaine. Karine Lazimi, community manager d'Allianz, exprimait d'ailleurs le souhait d'intégrer la question du handicap dans les projets à venir.

Le projet de Advansolar est celui d'installer des stations solaires de recharge de vélo électrique sur les sites d'entreprises, les campus universitaires, les centres de vacances. Les trajets de moins de 5km représentent 50% des déplacements en voiture, Raphaël espère ainsi que ceux-ci seront faits en vélo! 

 Le projet porté par Solaire 2G est un panneau solaire hybride. Il permet de transformer l'énergie solaire en électricité comme l'ensemble des panneaux photovoltaïques mais propose aussi à l'instar des panneaux thermiques, la version du surplus d'énergie en chaleur pour l'eau. Jérôme nous explique que ce système va permettre d'éviter les 85% de perte d'énergie des panneaux actuels!

Voir aussi :

Challenge : Et si on changeait le monde

Je suis invité ce soir à la remise des prix du Challenge Développement Durable « Et si on changeait le monde » organisé par l'assureur Allianz France, et la société de capital-risques Idinvest Partners.

Destiné aux entrepreneurs et aux professionnels, ce concours a pour objectif de promouvoir des projets réalisables dans les domaines des énergies renouvelables, du recyclage, de la réduction de CO2. Chaque projet a fait l’objet d’un film de présentation d’1 minute diffusé sur France3. Les téléspectateurs et les internautes ont pu voter pour leur projet préféré sur le site Et si on changeait le monde. 

Ce challenge fait suite à la diffusion sur France3 d'un programme court « Et si on changeait le monde » parrainé par Allianz France qui présente des initiatives pour le développement durable. Ce programme est défendu par Allianz France au titre de la promotion de l’innovation environnementale et sociétale.

Deux projets seront récompensés : 
- Le 1° prix d’une valeur de 100 000 euros, sera remis au projet choisi conjointement par le jury et par le vote des internautes.
- Le 2° prix, d’une valeur de 30 000 euros récompensera le projet élu par les internautes.

Je vous ferai un petit retour sur cet évènement intéressant d'ici quelques jours!

La ville de Saint-Denis a reçu le premier prix des Trophées de la commande publique 2011 au salon des maires

Décision Achats : Comment avez-vous combiné une politique d’achats durables et de démarche qualité ?
Azdine Ayad : La commande publique de la ville de Saint-Denis assoit sa politique d’achats durables sur un processus de démarche qualité certifiée ISO 9001. À la fois pour donner plus de sens à la commande publique, mais également pour la rendre plus attrayante. La commande publique a été créée en 2005 dans cette double optique. Enfin, nous avons élargi le spectre des achats durables en six segments : l’insertion, l’achat en faveur des personnes en situation de handicap, le volet environnement, les PME-TPE, l’éthique et le solidaire et enfin la recherche d’économies.

L’accessibilité de vos marchés aux TPE-PME est un axe fort de votre politique achats. Comment procédez-vous ?
Nous avons un partenariat avec la communauté d’agglomération Plaine Commune*. Ainsi, nous organisons régulièrement des réunions d’informations pour les TPE-PME via les réseaux d’associations, etc. L’objectif est de leur expliquer comment répondre à nos marchés publics et ainsi désacraliser les procédures. De plus, nous éditons des notes méthodologiques pour permettre aux petites entreprises de mieux cibler leurs réponses aux appels d’offres. Enfin, à court terme, nous préparons, avec l’ensemble des huit villes de la communauté d’agglomération, un guide à destination des TPE-PME pour rendre l’accès aux marchés publics plus compréhensible. Cette note d’une demi-page aura vocation à une diffusion plus large.

Aujourd'hui, quels sont les résultats de cette politique achats ?
Entre 2005 et 2011, nous avons augmenté l’insertion de clauses environnementales dans nos marchés de 20 à 70 % et le taux des clauses d’insertion est passé de 8 à 20 %. Parallèlement, nous avons réalisé des gains de 600 000 euros sur les trois derniers trimestres. Des résultats qui dépassent nos espérances. En effet, nous avions misé sur 70 % de clauses environnementales dans nos marchés et des clauses sociales à hauteur de 15 %.
Aujourd’hui, nous sommes en attente d'une certification ISO 9001 pour les procédures de nos marchés. La certification devrait intervenir en janvier 2012. À moyen terme, nous souhaitons étendre le périmètre de la certification ISO 9001 à l’exécution de nos marchés à l'horizon 2012 et à la définition de nos besoins pour 2013.
*L'agglomération Plaine Commune rassemble les villes d'Aubervilliers, d'Épinay-sur-Seine, de L'Île-Saint-Denis, de La Courneuve, de Pierrefitte-sur-Seine, de Saint-Denis, de Stains et de Villetaneuse.

Article de Décision-achats

Lyon primée pour sa politique d'achats équitables


Mercredi 23 novembre, la ville de Lyon recevra le prix "Achats publics équitables", au salon des Maires à 14h, Parc Expo  - Porte de Versailles à Paris. Une distinction qui vient récompenser la création de son réseau d’achat responsable et les efforts réalisés sur les marchés alimentaires (restauration scolaire, crèches, traiteurs) en matière de commerce équitable.

Le jury national 2011 remettra ce prix à Françoise Rivoire, adjointe au maire déléguée au développement durable, à l’économie sociale et solidaire, qui a remplacé Guylaine Gouzou-Testud, adjointe écologiste décédée début 2011 qui s'est battue de nombreuses années pour donner une place au développement durable dans les politiques de la ville de Lyon.

Lyon sera récompensée pour les repas qu'elle sert dans les écoles primaires et maternelles gérées par la Ville, 26% de menus issus de l’agriculture bio et 50% de céréales issues du commerce équitable. La ville se voit aussi primée pour avoir formé et sensibilisé ses acheteurs aux pratiques durables et à la prise en compte des aspects environnementaux ou d’insertion sociale dans les achats et marchés publics passés par la Ville.

Article de Lyon Capitale

L'achat public durable, simple préoccupation ou vraie pratique ?

"L'achat public durable" se doit de devenir "un véritable état d'esprit" chez les acheteurs et leurs fournisseurs, lesquels disposent de multiples outils pour réaliser cet objectif, estime Catherine Bergeal, directrice des affaires juridiques des ministères financiers, en préambule à la présentation des résultats d'une enquête de la Direction des affaires juridiques (DAJ).

Cette enquête menée en février et mars derniers montre que l'achat durable est plébiscité par les acheteurs publics mais que sa mise en œuvre reste laborieuse. L'un des freins au développement de l'achat public durable : le manque de formation. Seul un tiers des personnes interrogées, en effet, ont bénéficié d'une formation sur le sujet - à savoir sur les clauses sociales et/ou environnementales.

L'enquête montre par ailleurs que l'acheteur public recourt habituellement aux clauses sociales ou environnementales suivant quatre objectifs principaux : favoriser l'insertion professionnelle de publics en difficultés, réduire ses déchets, maîtriser sa consommation d'énergie, développer le recyclage.

Contrairement aux idées reçues, tous les secteurs confondus (marché de travaux, fournitures et services) semblent propices à l'insertion de clauses sociales, qu'il s'agisse par exemple de marchés de nettoyage de locaux ou d'entretien d'espaces verts qui se caractérisent par une forte proportion de main d'œuvre...

Article de Localtis.

Résultats de l'enquête sur l'achat public durable


A l'occasion de mon stage au sein de l'Observatoire économique de l'achat public (OEAP), j'avais participé à l'élaboration d'une Enquête sur l'achat public durable pour répondre aux besoins des institutions nationales. En effet, le Commissariat général au développement durable cherchait à évaluer l'impact du Plan national d'action pour des achats publics durables (PNAAPD) et l'OEAP qui constitue les statistiques nationales sur les marchés publics désirait également disposer de chiffres concernant la commande publique durable.

Les résultats de cette enquête ont été publiés sur le site du Ministère de l'économie et dans la Lettre mensuelle de l'OEAP. C'est un réel plaisir de voir l'aboutissement de mon travail. Une révision du PNAAPD est à l'étude, j'espère que ces résultats seront pris en compte pour son élaboration! Le constat principal de cette enquête est que le nombre d'acheteurs publics prenant en compte le développement durable est bien faible et que les outils mis à leur disposition sont peu utilisés.

Je proposerai dans des billets à venir, les différentes parties de cette enquête et des illustrations. J'en profite également pour réexploiter le mémoire que j'avais réalisé lors de ce stage et en reprendre des parties. Ce serait dommage que le savoir qu'il contient ne soit porté à la connaissance que de ses seuls correcteurs!

- Souvenez-vous, j'avais rendu mon mémoire le lendemain du décret du 25 août 2012!
- Ce stage au ministère fait suite au stage à l'ADEME de l'année dernière

Rapport indépendant d'évaluation du Grenelle


Selon le rapport d'un comité d'experts (notamment composé du climatologue Jean Jouzel, du sénateur (UMP) Jean-François Le Grand, du Pr Alain Grimfeld et de la président de l'agence de notation sociale Vigeo Nicole Notat) remis ce mardi matin au ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo, les trois quarts des dispositions prises lors du Grenelle de l'environnement, en octobre 2007, sont réalisées ou en cours de réalisation.

Des conclusions amplement plus enthousiastes que celles rendues, le 25 octobre, par le Réseau Action Climat (RAC), représentant français d'ONG concernées par le changement climatique. A la lecture de ce rapport, le président de Greenpeace France, Pascal Husting, regrette « une logique comptable mais pas qualitative ». Selon lui, « la véritable question, on ne se la pose pas : est-ce que ces mesures là vont vraiment permettre de préserver le climat et la biodiversité ». Lire aussi Grenelle : On vous révolutionne le passé

Source : France-soir

Conférence de Nagoya sur la biodiversité

Il se tient en ce moment et jusqu'au 29 octobre 2010 au Japon dans la ville de Nagoya, une conférence sur la diversité. Elle rassemble les représentants de 193 Etats qui se sont engagés lors du Sommet de Rio de 1992 dans la Convention sur la biodiversité.

Le constat concernant la biodiversité mondiale est dressé, les espèces en voie de disparition se multiplient et la richesse de la faune et de la flore diminue d'années en années. Sébastien Montcorp, le directeur France de l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature, rappelle l'évidence de la dégradation de la bioversité : « La biodiversité dans le monde est dans un état alarmant : une espèce de mammifère sur quatre, une espèce d’oiseau sur huit ou encore une espèce d’amphibien sur trois sont menacés, donc risquent de disparaître de la planète. On sait qu’il y a un rythme d’apparition et de disparition naturel des espèces mais aujourd’hui, on est sur un rythme d’extinction qui est de 100 à 1000 fois supérieur au rythme des précédentes ères géologiques ».

Cette conférence est une occasion de plus de prendre la mesure de ce problème et de prendre ses responsabilités pour préserver cette biodiversité. Il est fait début du partage des ressources, du financement par les Etats du Nord des programmes de protection de l'environnement des Etats du Sud. Ces deux questions sont déjà sujets à polémique, un autre sujet abordé lors de cette conférence est l'accès et le partage des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques issues de la biodiversité. Il s'agit là d'un enjeu stratégique pour le développement économique des pays mais également d'une nécessité pour préserver l'environnement.

Là est toute la difficulté de cette convention, l'équilibre entre la protection de l'intérêt des Etats et la mise en place de programmes communs d'envergure. Je souhaite bien du courage aux diplomates pour trouver la solution parfaite!


Éléments d'information de RFI

Utilisation des couches lavables, écologique? (2)

L’utilisation en revanche de ces couches est coûteuse, alors que l’utilisation au quotidien des couches jetables n’a aucun impact sur l’écologie. En effet, pour laver ces couches il faut utiliser de la lessive, de l’électricité pour la machine à laver et de l’eau. Pourtant une étude de Lehrburger, Mullen et James montre que ces coûts restent moindres par rapport à ceux engendrés par la production de couches jetables. Du reste, il est possible de diminuer ce coût en faisant appel à une société de service de lavage des couches…

Une couche jetable une fois utilisée, sera traité par incinération provoquant une production de CO2 et contribuant à gaspiller l’énergie, ou par enfouissement. Ce dernier traitement est responsable d’une émission de méthane et de la pollution des eaux. Les couches jetables biodégradables sont une alternative intéressante uniquement si elles sont traitées au moyen du compostage, ce qui implique un service de ramassage des ordures organiques, qui pour l’instant existe peu.

Les couches en tissu peuvent subir le même sort ; là encore leur nécessité de production moindre et leur durée de vie sont en leur faveur d’un point de vue écologique. Elles peuvent cependant être recyclées ; du reste, une seconde vie est également possible, bébé aura peut être un petit frère…

Best Foot Forward, aux vues des 3 phases du cycle de la couche, estime à 4300 m2 l’emprunte écologique de la couche jetable, 2300 m2 celle de la couche lavable. Aux vues de ces chiffres, n’est-il pas tentant de faire ce geste pour notre planète ?

Sources :
Etude de Lehrburger, Mullen et James,
Couches pour bébé : écolo dès le berceau,

Article de Marjorie DESCAMPS
première partie

Utilisation de couches en tissu, écologique ?

Le change : un moment phare dans la vie de bébé, et de ses parents…, la couche, un élément indispensable ! Un débat, nous venant des pays anglo-saxons, remet au goût du jour l’utilisation de la couche en tissu dite lavable. Pouquoi donc ? Elle serait plus économique que la couche jetable, meilleure pour le bien-être de bébé et écologique ! Intéressons nous à ce dernier argument.

On distinguera plusieurs phases dans le cycle de la couche : sa production, son utilisation dans nos foyers et le traitement du déchet qu’elle devient.

Un enfant utilisera près de 4000 couches jetables jusqu’à ses 3 ans, ou 20 à 60 couches lavables (selon le modèle). La quantité d’unités nécessaire est un premier argument en faveur de la couche lavable…S’il est nécessaire de produire 200 fois plus de couches jetables que de couches lavables, il paraît évident que le coût écologique de la fabrication va de paire.

Si on compare ces couches en fonction de leur utilisation dans le temps, les couches jetables sont nettement plus friandes en matières premières (polymère, pâte à papier…) que les couches en tissu (bambou, coton…). Leurs fabrications demandent une quantité d’énergie et d’eau bien plus importante aussi. Même en mettant de côté les coûts liés au transport des marchandises, il reste indéniable que la production de couches en tissu est plus écologique.

Les couches lavables constituent une alternative moderne, écologique et économique aux couches jetables,
thèse d’Anne-Sophie OURTH

Article de Marjorie DESCAMPS

seconde partie de l'article

La réhabilitation des sites pollués

L’une des missions de l’ADEME est la mise en conformité des sites classés. Les entreprises exerçant une activité considérée comme dangereuse pour l’environnement doivent déclarer la fin de leur activité en préfecture quelle qu’en soit la raison. Ces entreprises doivent également laisser le site dans un état conforme à l'usage futur convenu ou autorisé par les autorités administratives.

Dans le cas contraire, le préfet met en demeure l’entreprise de mettre en conformité le terrain avec les règles environnementales. Il peut ensuite consigner des fonds de l’entreprise pour les travaux nécessaires. Il peut finalement prendre un arrêté de travaux et confier ceux-ci à l’ADEME.
Celle-ci engage ensuite toute action judiciaire utile au remboursement de son intervention de mise en sécurité de l'installation classée et à la condamnation du responsable défaillant. Elle fait notamment valoir ses droits dans les opérations de liquidation judiciaire et parvient à faire reconnaître le caractère privilégié de sa créance. La responsabilité du propriétaire du terrain peut également être engagée au regard de la réglementation sur l’élimination des déchets.

Présentation de l'ADEME

Me voilà depuis quelques jours en stage au sein du service juridique de l’ADEME, l’Agence de Défense de l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie. C’est une agence étatique, un établissement public industriel et commercial plus précisément qui dispose de 930 salariés dont une grande partie est mise à disposition par ses ministères de tutelle, le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer
et le Ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur.

Elle existe pour accomplir plusieurs missions, elle a un rôle de conseil auprès des particuliers, des collectivités territoriales (villes, départements…) et des entreprises sur leurs choix en matière d’environnement et d’énergie.


Elle informe le grand public et les acteurs locaux des solutions existantes et qui permettent de s’engager dans une démarche de développement durable. A ce titre, elle rédige des plaquettes informatives et participe à de nombreux salons et organise des campagnes de prévention.

Elle assure également
la réhabilitation des sites pollués en poursuivant les entreprises pollueurs et en organisant la réhabilitation matérielle des lieux.

Elle subventionne la recherche notamment les thèses et les rapports de cabinets spécialisés pour développer l’expertise dans ses champs d’action. Elle apporte également
une aide financière à la réalisation de projets concernant l’énergie, l’air et bruit, les déchets et sols, le management environnemental (sites et produits). Une agence passionnante où je risque fort de m’épanouir un max !

Himalaya: le Giec admet une erreur

Le rapport de 900 pages délivré durant l’année 2007 du Giec contient une coquille. Les experts se sont trompés concernant le comportement des glaciers de l’Himalaya face au réchauffement global de la planète. Ce rapport précise qu’ils reculent plus vite que partout ailleurs dans le monde et que, si ce rythme se maintient, la probabilité est forte qu’ils disparaissent dès 2035.
 
Des chercheurs expliquent dans Science que ce passage s’appuie sur un rapport du Fond mondial pour la nature (WWF), reprenant lui-même des données non publiées d’un glaciologue indien, Syed Iqbal Hasnain. Quant à la date de 2035, elle est un mauvais copier-coller d’un document évoquant le recul de l’ensemble des glaciers du globe d’ici 2350, et non 2035.
Cette affaire ne remet cependant pas en cause la conclusion majeure du rapport du Giec de 2007, depuis la révolution industrielle les activités humaines ont entrainé une augmentation rapide des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ce qui est la cause du réchauffement global de la planète.

Source Sciences et Avenir

Je ne suis pas écologiste, je le suis devenu

J’ai été voir le film Le Syndrome du Titanic réalisé par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre. De belles images, des images riches en symboles et en perspectives. Je retiendrai les hommes-cage et les bouchons de bus jaunes sur des autoroutes en terre battue.

Le message est clair, nous vivons dans un village pla
nétaire, nous sommes proches, nous sommes intelligents, nous avons la possibilité de devenir une communauté humaine sereine et épanouissante. Le second message est que nous ne relevons pas ce défi, que la misère, la pollution et l’indifférence sont les maux qui détruisent notre société.
On peut trouver que ce film reprend des choses déjà vues ou qu’il se nourrit à la corne d’abondance de la morale écologiste. Je trouve qu’il énonce des choses simples qui ont du sens. Outre la mobilisation qu’il vise, il pose aussi la question de l’engagement de l’artiste. En sortant de la salle de cinéma, je me rends compte que les projections à gros budget qui veulent ouvrir un débat de société ne sont pas nombreuses…

Soirée de lancement du site E-Citizen

Une petite vidéo permet de se faire une idée de la soirée de lancement du site d'E-commerce, E-Citizen dont je réalisais la présentation dans le post précédent (ici). Cette vidéo a été réalisée par Arthur Claisse, étudiant en cinéma. Je remercie aussi Tarik Mousselmal pour m'avoir permis de participer à cette présentation.

Zam